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Sondage Consult’in France et Ifop sur la compétitivité vue par les étudiants

Posté par Sandra Ammarail y a 3 annéespas de commentaire

Que pensent les étudiants de la compétitivité des entreprises en France ? 2/3 des étudiants interrogés jugent que la compétitivité ne s’est pas améliorée en 5 ans

La légère amélioration de la situation économique actuelle est moins due aux réformes engagées par le pays qu’à une conjoncture extraordinairement favorable : taux d’intérêt historiquement faibles, prix du pétrole au plancher, baisse durable de l’euro face au dollar. Si l’un ou plusieurs de ces facteurs exogènes venaient à changer, c’est tout l’édifice qui s’écroulerait. Il s’avère dès lors décisif d’anticiper ce retournement en renforçant la compétitivité de la France. Mais d’ailleurs où en est-elle cette compétitivité et qu’en pensent les étudiants ?

Comment les étudiants perçoivent-ils l’évolution de la compétitivité en France depuis 5 ans ?

Ils se répartissent en 3 tiers, entre ceux qui estiment qu’elle s’est améliorée, qu’elle s’est maintenue et qu’elle s’est détériorée. Les Etudiants (grandes écoles de commerce, d’ingénieurs et universités) ont un avis plutôt mitigé sur la question : plus de 2/3 d’entre eux jugent que la compétitivité ne s’est pas améliorée en 5 ans, mais qu’elle s’est même plutôt maintenue ou détériorée. Pourtant ils restent les plus positifs en ce qui concerne l’évolution de la compétitivité depuis 5 ans en comparaison aux dirigeants et consultants qui estiment qu’elle a totalement stagné et même détériorée significativement. Aucun étudiant n’a donc l’optimisme de notre Président Hollande et de son fameux « ça va mieux ».

Quels sont les principaux freins à la compétitivité ?

Quels sont les freins à la compétitivité pour les étudiantsPour les étudiants le constat est clair : l’excès de réglementation ainsi que le poids de la fiscalité et des charges sociales forment le duo de tête des freins à la compétitivité.

  • L’excès de réglementation semble particulièrement pesant pour les dirigeants de grands groupes (69% d’entre eux le citent dans leur top 2), et, dans une mesure un peu moindre, pour les dirigeants de PME / ETI (44%) et de start-ups (37%). Les étudiants (à 54%) ne se trompent donc pas lorsqu’ils jugent ce point comme étant le deuxième frein majeur à la compétitivité en France.
  • Le poids de la fiscalité et des charges sociales est aussi régulièrement mentionné comme un des deux freins principaux à la compétitivité par les dirigeants de grands groupes (59%), de start-ups (45%) et des PME / ETI (42%). Les étudiants ont un avis encore plus marqué sur la question, citant massivement la fiscalité comme le premier frein à la compétitivité en France (à 70% pour les consultants, 75% pour les étudiants).
  • Les Etudiants identifient aussi le coût de la main d’œuvre, le coût des procédures de licenciement et le climat et dialogue social comme de vrais blocages à la compétitivité, les mettant respectivement aux 3e, 4e et 5e places de leur TOP 5.
  • La France est à la 22ème place sur 140, dans le classement du Forum économique mondial (WEF) en termes de compétitivité mais elle chute au 115ème rang pour le poids de sa réglementation, 116ème rang pour les relations entre partenaires sociaux, au 122ème pour l’incitation fiscale au travail, au 127ème rang pour la souplesse de l’embauche et du licenciement et au 132ème rang pour le poids de la fiscalité.
Pas de doute, les étudiants ne se sont pas trompés dans leur top 5 des freins à la compétitivité.

 


 

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