WELCOME TO NSB BLOG

International Focus

La Russie se lance à la reconquête du marché de l’enseignement supérieur

Posté par bocasay bocasayil y a 10 annéespas de commentaire

La Russie, comme beaucoup d’autres pays, souhaite rendre compétitif son enseignement supérieur. Pour cela, le ministère russe de l’Enseignement et de la Science a élaboré une nouvelle stratégie d’exportation des services d’enseignement de la Fédération de Russie pour la période 2011-2020. Le but est d’atteindre 7% du marché mondial et d’avoir au moins 10 écoles russes présentes dans les top-100 des classements mondiaux.

En effet, avant sa chute, l’URSS était le deuxième exportateur d’enseignement supérieur dans le monde après les Etats-Unis. L’effondrement du bloc communiste a changé la donne. Depuis lors, la place de la Russie n’a cessé de s’amoindrir. La part de marché de la Russie n’était plus que de 4-5% en 2004, de 3% en 2008 et en 2009, sa part ne représentait plus que 1%-2%.

La Russie subit actuellement une concurrence forte là où elle était bien positionnée historiquement. En 1990 les étudiants des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine représentaient 78% des étrangers étudiant en Russie et les étudiants des pays de l’Est représentaient près de 20%. Aujourd’hui la Russie a presque perdu le marché de l’Europe de l’Est au profit des universités allemandes. En 2009, les ressortissants des pays de l’Est ne représentaient plus que 7% des étudiants étrangers. Pour attirer des candidats des pays asiatiques, les écoles russes concourent avec des écoles scandinaves, surtout norvégiennes. Sur le continent africain, le marché est concurrencé par des écoles françaises, espagnoles, canadiennes et américaines.

Les contraintes qui empêchent l’exportation russe de se développer dans ce domaine sont nombreuses: la vétusté des infrastructures, la qualité de vie, le service médical jugé insuffisants par des étrangers, l’insécurité et la xénophobie. Par ailleurs, la baisse de confiance dans le niveau de l’enseignement supérieur russe et le système des bourses insuffisamment développé rendent le recrutement plus difficile. Des problèmes d’ordre juridique ne facilitent pas les choses, comme par exemples, les difficultés d’obtention de visa pour étudier ou enseigner et la non-reconnaissance du diplôme russe à l’étranger. Certains experts russes soulignent que l’enseignement en langue russe est également un obstacle pour recruter des étrangers. Ils proposent de suivre l’exemple des universités européennes (Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas, Danemark) qui offrent des programmes en anglais.

Retrouvez moi sur Twitter @b_fournier et visitez le site de mon agence Noir sur Blanc

TAGS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anciens posts //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////