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Réseaux sociaux

Réseaux sociaux et médias : « je t’aime, moi non plus »

Posté par bocasay bocasayil y a 7 annéespas de commentaire

En février de l’année dernière, déjà, je mentionnais dans un billet la création d’une charte internet pour les étudiants, personnels enseignants et administratifs de Ball State University. C’est aujourd’hui un engagement demandée par de plus en plus d’entreprises du secteur privé. Les médias eux-mêmes s’y confrontent aujourd’hui et demandent depuis peu à ce que ses salariés adhèrent à ces conventions.

Avec le Web 2.0, les médias doivent faire face à une nouvelle révolution, celle du web collaboratif : l’internaute n’est plus un consommateur passif de l’information, mais en devient lui-même la source. L’explosion des blogs et réseaux sociaux a compliqué davantage la donne : les médias ont dû s’y conformer, en commençant par ouvrir des espaces sur le web pour donner la parole à leurs journalistes et à leurs lecteurs. Dans cet univers où les individus prennent plus importance que les entreprises et où tout le monde peut échanger et partager, les limites entre la vie professionnelle et la vie privée disparaissent.
Exprimer son opinion sur la toile touche également le public, le consommateur ou le lecteur ; les médias en tant qu’entreprises ont donc tout intérêt à veiller à l’usage fait de ces outils par leurs propres salariés (les journalistes). Pour cette raison, l’Agence France-Presse a récemment lancé , une nouvelle initiative en créant un guide qui fixe les règles de participation de ses journalistes aux réseaux sociaux. Désormais, les journalistes de l’AFP ne peuvent plus publier les alertes ou informations exclusives car elles seront réservées aux clients. Ils doivent rester corrects, sans critiquer les autres médias et s’abstenir «de tout commentaire pouvant nuire à l’image générale d’impartialité de l’agence». Également, le hashtag #AFP sur Twitter permet désormais de différencier les informations professionnelles et personnelles.

Mais l’AFP n’est pas la seule agence de presse à lancer ce type d’initiative. L’année dernière Reuters a publié une « social media guideline« . Même démarche du côté de l’AP (Associated Press), qui a accompagné le lancement de son guide, avec la création d’un compte Twitter : @APStylebook. Celui-ci avait comme but de répondre à toutes les questions des lecteurs ne disposant pas d’un accès direct et gratuit aux contenus de ce guide d’utilisation. C’est peut-être pour cette raison que l’opération avait attiré quelques 44.000 followers sur Twitter.

Même les journaux, comme The Washington Post ou The Guardian, ainsi que les radios et télés, telles que la BBC ont observé avec attention les usages des réseaux sociaux. Pour la chaîne audiovisuelle anglaise de référence, il faut faire la différence entre: l’activité personnelle du salarié, l’activité concernant les émissions et journaux télévisés, et l’activité des journalistes, animateurs et correspondants de la chaîne. C’est en partant de ces trois types d’activités que la BBC a établit ses règles d’usage des réseaux sociaux.

Ce type d’encadrement nuit-il à la liberté d’expression des journalistes ? D’autre part, les réseaux sociaux représentent-ils vraiment une source d’information légitime et crédible ? Les réponses restent encore à trouver…

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