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Enseignement

L’évolution de l’enseignement du secteur des Écoles d’Art et de Design

Posté par Pascal Petitjeanil y a 4 annéesune commentaire

Petits Déjeuners Débat de NSB : French Touch vs French Tech

L’évolution du secteur des Écoles d’Art et de Design : vers un designer manager

Avec 5 milliards d’euros de CA annuel estimé en France, 50 000 salariés et 16000 étudiants, le secteur du design est en pleine évolution et concourt à la performance économique du pays

 

A l’occasion des Petits Déjeuners Débat de NSB : French Touch vs French Tech, sur le thème de l’évolution du secteur des Écoles d’Art et de Design un certain nombre de propositions concrètes ont émergé de la part des différents  intervenants :
Dr. Thomas Froehlicher, Directeur Général et  Dean – Kedge Business School,
Christian Guellerin, Directeur Général de L’École de design Nantes Atlantique,
Jean-François Serre, chef de projet design à la Direction Générale des Entreprises au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique: La formation au design comme levier de l’innovation  des entreprises,
Brigitte Flamand,  Inspectrice générale de l’Éducation Nationale, Design & Métiers d’art et Jean Delpech de Saint Guilhem, Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, chargés des programmes création et design,
Pascale Neveu, Directrice des études et Co-fondatrice de l’École Multimédia
Brigitte Borja de Mozota, Chercheur en design, auteur de « Design Impact »

Les enjeux de l’enseignement du design

L’enseignement  du design  est confronté à des enjeux :

  • pédagogiques, avec la juste combinaison d’un enseignement professionnalisant (apprentissage) et d’une formation académique d’excellence tournée vers l’international (doubles diplômes, échanges et  stages)
  • scientifiques, avec toute la question de la recherche : fondamentale ? R&D ? et des doctorats
  • professionnels, avec une meilleure reconnaissance des designers, de leurs métiers et de leur apport à l’innovation et à la compétitivité
  • économiques, avec le financement des écoles, qu’elles soient publiques, privées ou consulaires et la remise en cause de leur modèle économique
  • statutaires, avec l’intégration à terme du format LMD pour l’ensemble de l’enseignement supérieur du design
  • de politique publique, avec de nombreuses missions en cours car la formation est une composante de l’économie de l’immatériel

 

LMD et Recherche pour une meilleure reconnaissance

Pour une meilleure reconnaissance et une clarification des diplômes et titres professionnels de designers, il faudra que les formations de design passent au format Licence-Master-Doctorat.  Ce qui pose plusieurs questions «  Qu’est-ce que la recherche en design ? Qu’est-ce qu’un doctorat en design ? Et qui va enseigner la recherche ? », s’interroge Jean Delpech de Saint Guilhem, qui considère que « la France est sans doute trop exigeante sur le côté académique et handicape ainsi les étudiants en design» qui souhaiteraient poursuivre en doctorat, rappelant que la Grande-Bretagne compte déjà 1000 PhD en design. Pour Brigitte Borja de Mozota, la France est très en retard en matière de recherche en design ». Il faut d’après elle  « faire « sauter les verrous »  et montrer « l’impact du design sur la chaîne de valeur ».

 

Sans professionnalisation, point de salut

Tous les intervenants prônent la professionnalisation des étudiants en design. Christian Guellerin considère qu’il est de la responsabilité des écoles de veiller à ce que leurs étudiants soient opérationnels et trouvent du travail à la fin de leur formation. « Les étudiants ont évolué, on est passé « d’étudiants qui ont des idées à des étudiants qui les réalisent, du « design thinking » au « design doing »  et l’apprentissage accompagne parfaitement cette évolution. Pour cela il propose la création d’un CFA du design par région qui favoriserait l’intégration des jeunes apprentis en leur permettant d’accéder à une formation diplômante de qualité et de s’insérer rapidement dans la vie active.

 

Changer les codes, unir les forces

Brigitte Borja de Mozota souhaite « faire entrer le « design dans les écoles de commerce pour changer  les mentalités ». Pour Thomas Froehlicher, l’évolution est déjà en marche puisque la question n’est plus « qu’est-ce que la Business School peut apporter à l’école de Design », mais « ce que l’école de designpeut apporter à la Business School ». Christian Guellerin, quant à lui, rappelle que « les designers sont des managers de projets qui, comme leurs collègues formés en écoles de commerce, gèrent la cohésion entre ingénieurs, designers, créatifs, marketeurs… » De ce fait, les diplômés en design ont droit à la « même considération et aux mêmes carrières ». Pour lui, il est donc « urgent d’évangéliser les dirigeants, via l’apprentissage par exemple ». Il rappelle que 40 % des étudiants de 4ème année de L’École de design Nantes Atlantique sont des entrepreneurs. Pascale Neveu renchérit  en précisant que les designers numériques qu’elle forme sont les « futurs startupers de demain », rappelant ainsi que les designers  ne sont plus seulement des créatifs et doivent être accompagnés dans cette évolution par les écoles de commerce pour toute la formation de gestion. L’avenir du design passera selon elle par la « transdisciplinarité ».


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