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La Malaisie crée Educity, un hub de l’éducation supérieure

Posté par bocasay bocasayil y a 8 annéespas de commentaire

Nusajaya , à l’extrême sud de la péninsule Malaisienne, juste en face de Singapour,  prend des allures de petite Angleterre. Dans cette ville de l’Etat de Johordes,  le nouveau campus de l’université de Newcastle est en cours de construction.

Aux alentours on trouve, les fondations en cours de l’université de Southampton et  le Malborough Collège, l’une des écoles privées les plus prestigieuses d’Angleterre, également en train de bâtir un campus. Ses neuf cents élèves attendus, s’apercevront à peine que les fenêtres donnent sur des plantations de palmiers à l’huile et non sur la campagne anglaise. Dans quelques années, plusieurs milliers d’étudiants pourront suivre un cursus anglo-saxon sous un climat tropical. Baptisé Educity, ce complexe reflète l’ambition de la Malaisie de devenir un centre régional d’éducation à l’occidentale fréquenté par la nouvelle classe moyenne asiatique.

Suite au constat, que nombres de ses ressortissants dépensaient des fortunes pour s’inscrire dans des universités britanniques et américaines, le gouvernement a décidé d’inverser la tendance et a démarché  les universités anglo-saxonnes pour les persuader d’ouvrir des facultés en Malaisie. Il a ensuite proposé aux parents d’inscrire leurs enfants dans ces universités, moyennent l’obtention des mêmes diplômes qu’au Royaume- Unis ou aux Etats-Unis. Le coût étant de moitié  moins cher.
Première à s’installer l’université australienne Monash a été, suivie par celle de Nottingham, en 2005, puis en 2011 par le Massachussetts Institute of Technology (MIT) associé à un organisme local pour créer le premier institut du pays consacré à l’innovation logistique. Un institut néerlandais de technologie maritime a également ouvert ses portes. Pour toutes, c’est une très bonne occasion de pénétrer le plus gros marché de l’éducation au monde. Elles peuvent ainsi  rayonner et créer des partenariats avec des universités à Hong Kong, Singapour et Shanghai. C’est la première fois qu’autant d’universités prennent le risque de se dupliquer dans un autre pays. Il faut dire que l’Etat malaisien assume tous les couts de démarrage, investissant 100 millions de dollars dans les infrastructures et les bâtiments.

De fait, la Malaisie est une ancienne colonie britannique et l’anglais y est largement parlé. En échange de ce lourd investissement, le gouvernement demande aux universités de proposer des formations utiles au pays. L’université de Southampton, par exemple, délivrera que des diplômes d’ingénieurs
Cet afflux d’universités étrangères pourrait avoir d’autres conséquences plus intéressantes. Pour les attirer, l’Etat a renoncé à leur imposer les règlements restrictifs et parfois racistes en vigueur dans ses propres universités, où les jeunes n’ont pas le droit d’adhérer à un parti ni de manifester.
De plus dans les domaines les plus prisés comme le droit, la médecine ou l’ingénierie, des quotas officieux favorisent les Malais. Aujourd’hui les étudiants locaux demandent pourquoi ils devraient être soumis à des règles archaïques auxquelles échappent leurs camarades d’Educity.

Extrait de The Economist

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