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JoboSapiens

« Si c’était à refaire »

Posté par Emily Boudaoudil y a 8 annéespas de commentaire

Par Emily Boudaoud, auteure de « Génération Y : droit de réponse », AFNOR Editions, 2013

Première partie

Une dizaine de Y de 20-30 ans, venus faire une « visite-découverte » d’entreprise, s’engouffrent dans le hall marbré du Centre d’affaires. Ils ont mis leurs plus beaux vêtements, chuchotent des commentaires désabusés, sous l’œil inquiet de leur accompagnatrice – cheveux en brosse et kickers – qui répète inlassablement : « On va dans une entreprise cotée en bourse, tenez-vous à carreau, sinon j’organise plus de Parcours Découverte ». En rangs d’oignons devant les ascenseurs, ils me dévisagent comme si j’étais une statuette en cire du Musée Grévin, une morte-vivante déambulant dans un univers inanimé. Pourtant, je n’ai même pas 10 ans de plus qu’eux. « Et si c’était à refaire », me demandais-je subitement, « Si je pouvais revenir 10 ou 15 ans en arrière », referais-je les mêmes choix professionnels ? est-ce que j’organiserais de la même façon mes recherches d’emplois ? La réponse est non : j’éviterais quelques erreurs, et tiendrais compte de quelques constats que j’ai fait un peu tardivement. Si javais su…

Décryptez le texte caché : pour quoi êtes-vous payé-e?

Vous avez multiplié les heures supplémentaires, vous avez fait le maximum d’efforts pour vous intégrer, vous n’avez jamais démérité, au point que le chef de votre chef-fe vous a félicité pour la qualité de votre travail. Et pourtant, votre hiérarchie directe se montre glaciale à votre égard, et vous témoigne zéro reconnaissance. Comment expliquer tant d’animosité ?

Sans nul doute, vous êtes techniquement compétent-e pour le poste, mais vos « supérieurs » ont peut-être une conception bien différente de la compétence ! S’ils vous ont embauché-e, n’était-ce pas pour accomplir les tâches qu’eux-mêmes jugent rébarbatives, ‘sans aucune valeur ajoutée’… et non pour marcher sur leurs plate-bandes, en s’avérant sur-compétent pour le poste ! Ils vous avaient choisi-e parmi tant d’autres candidats car ils devinaient en vous un dévoué exécutant, dénué d’esprit d’initiative, ou vous croyaient apte à apaiser magiquement tous les conflits qui rendent l’air du service irrespirable depuis des années. Ils sont donc déçus, et vous le font savoir.

La plupart des jobs n’ont rien à voir avec le descriptif qui en est fait dans l’offre d’emploi, ou en entretien de recrutement. A vous de savoir décrypter dans les plus brefs délais ce qui vos n+1 attendent de vous, dans l’hypothèse où vous souhaitez être gardé-e à ce poste.

Souvenez-vous du Pouvoir des Petits

Dans les entreprises où vous avez effectué vos premières missions, vous n’avez pas pris la peine de discuter avec Josiane à l’accueil, où Tom, vigile à l’entrée ? Vous avez eu tort : bien des postes dits « peu qualifiés » sont attribués à des relations de la direction (famille, enfants ou amis d’amis, etc…) : ils sont peut-être beaucoup plus proches de l’équipe dirigeante que votre chef de service…et ont donc l’oreille des puissants, méfiance.

Il peut aussi s’agir de salariés qui ont accepté par nécessité un job ne correspondant pas à leur niveau d’expérience – s’ils étaient en fin d’assedic par exemple – mais qui évolueront d’ici quelques temps vers des postes plus en adéquation avec leurs compétences. Dans tous les cas, ils apprécieront votre savoir-vivre, en d’autres mots : le respect que vous leur témoignez, en cette période assimilable pour eux à une aride traversée du désert. Vous aurez ainsi évité de vous faire des ennemis, et ne serez pas considéré comme une personne hautaine et arrogante par les autres collaborateurs : un jeu gagnant-gagnant.

La suite du texte sera publiée le 13 juin prochain.




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