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Education

Gérard Morel : deux idées pour soutenir l’enseignement supérieur en France

Posté par Pascal Petitjeanil y a 4 annéespas de commentaire

Politiques et personnalités du secteur, tous s’accordent sur  la nécessité d’investir dans l’éducation et l’enseignement supérieur, tant pour l’avenir des jeunes que pour celui des établissements. Cependant, force est de  constater que les gouvernements  investissent de moins en moins. En France à titre d’exemple, la réforme de la taxe d’apprentissage et la diminution des ressources financières des Chambres de commerce et d’industrie amoindrissent le budget de Grandes Ecoles de management. Ces dernières peinent à faire face aux  enjeux importants de financement pour leur développement et leur survie dans un contexte de concurrence et de globalisation du marché.

Gérard Morel

J’ai interrogé à ce sujet Gérard Morel, directeur de l’ESC Rouen (1967-1985), directeur à la direction de l’Enseignement de la CCIP (1985-1998) et membre de la commission permanente du CNESER (1990-1999).En marge des problèmes budgétaires classiques, il rappelle deux idées simples qui pourraient faire l’objet d’études de faisabilité afin d’aider aussi bien les Universités que les Grandes Ecoles.

 

Une réforme de la fiscalité

Les jeunes  restent de plus en plus longtemps à la charge des familles. Avec la crise et les augmentations d’impôts, celles-ci peinent à payer des frais de scolarité de plus en plus élevés. En plus des bourses d’étude et des prêts bancaires, une fiscalité prévoyant une déduction des frais de scolarité lors de la déclaration des revenus permettrait aux familles de financer plus facilement les études et aux étudiants de ne pas renoncer à s’inscrire dans des Etablissements d’enseignement supérieur pour des raisons uniquement financières. Cette possibilité  favoriserait en outre une plus grande mixité sociale.

 

Favoriser l’ouverture de classes préparatoires à l’international

Les lycées français à l’étranger s’arrêtent en général au niveau du baccalauréat. Or l’enseignement supérieur français a besoin de s’internationaliser dans son recrutement. Ouvrir des classes préparatoires serait un moyen de les y aider. Souvent reconnus comme établissements d’excellence dans les pays où ils sont implantés, les lycées français à l’étranger pourraient apporter leurs structures et leurs compétences pour créer les bases naturelles à ces ouvertures. Au-delà des possibilités d’études supérieures en France pour des étudiants étrangers, ces classes préparatoires favoriseraient évidemment le développement de la culture française. Elles offriraient une possibilité de poursuite d’études sur place aux bacheliers dans un cadre éducatif français alors qu’à l’heure actuelle les élèves des lycées français à l’étranger n’ont comme perspective que de fréquenter un premier cycle local, à défaut d’avoir des moyens financiers personnels pour partir effectuer immédiatement des études supérieures à l’étranger.

L’enjeu est d’importance et mérite que les pouvoirs publics s’intéressent à toutes les suggestions qui permettraient d’accroître la fréquentation de nos établissements d’enseignement supérieur

 

Gérard Morel est Directeur honoraire de l’ESC Rouen et ancien membre du CNESER et expert de la commission « Helfer »


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