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International Focus

L’enseignement supérieur italien s’ouvre à l’international

Posté par bocasay bocasayil y a 10 annéespas de commentaire

L’Italie, un des premiers pays à s’être engagé pour créer la « European Area of Higher Education » (mars 1998), a également été le promoteur du processus de reforme du système universitaire à l’échelle européenne connu sous le nom de « Bologna Process ».

La présence d’étudiants étrangers dans les universités italiennes a doublé ces dernières années, passant de 20.000 en 2003/2004, à 45.789 en 2008/2009, signe de l’ouverture du pays à l’international. La majorité de ces étudiants viennent des pays limitrophes, les 10 nationalités les plus présentes étant en effet :

1.    Albanie (22.3%)
2.    Grèce (11.1%)
3.    Roumanie (3.8%)
4.    Allemagne (3.3%)
5.    Cameroun (2.8%)
6.    Croatie (2.7%)
7.    Pologne (2.7%)
8.    Suisse (2.5%)
9.    Israël (2.1%)
10.    Serbie et Monténégro (2.0%)

Même si ces chiffres sont inférieurs à ceux de l’Angleterre (320.000 étudiants étrangers), ou de la France (220.000), les efforts pour attirer des étudiants étrangers sont importants : les sites internet des universités sont traduits en 2 ou 3 langues, les partenariats avec des institutions internationales ont doublé dans les 5 dernières années, plusieurs cours universitaires ont été mis en place en langue anglaise et des cours d’italiens pour les étrangers sont donnés dans presque toutes les universités.

Les jeunes italiens, de leur côté, sont une des populations étudiante les plus mobiles en Europe. Sur les 1.8 millions d’étudiants inscrits aujourd’hui à l’université en Italie, 3% d’entre eux partent au moins un semestre à l’étranger, le même pourcentage que l’on retrouve en effet en France, Allemagne, Espagne et  Pays Bas.
Cependant, s’il existe une grande mobilité pour des périodes d’études temporaires à l’étranger, les chiffres concernant les étudiants qui décident d’effectuer la totalité de leurs études dans un pays étranger sont encore assez bas : seulement 2.3 % des italiens choisissent de partir pour un parcours d’études de longue durée ou un master à l’étranger.

Ces derniers recherchent un environnement fertile sur le plan du travail, qui puisse accueillir des jeunes diplômés et qui offre des possibilités de stages de fin d’études et une bonne intégration en entreprise.
En effet, les stages obligatoires à l’intérieur des parcours d’études n’existent pas en Italie. Le système basé sur l’apprentissage de la théorie ne rapproche pas suffisamment les jeunes au marché du travail et les stages volontaires sont très difficiles à trouver et rarement rémunérés.
C’est pour cela que beaucoup d’italiens trouvent les systèmes universitaires français et anglo-saxon très enrichissants, puisqu’ils permettent la mise en pratique de la pédagogie en entreprise.

L’attractivité des étudiants italiens se joue donc sur la dimension professionnelle et entrepreneuriale : ce qu’ils ne trouvent pas en Italie, ils iront le chercher à l’étranger !

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