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International Focus

L’avenir de l’éducation internationale passe t’il par les campus délocalisés ?

Posté par bocasay bocasayil y a 9 annéespas de commentaire

La presse a parlé dernièrement des possibilités pour les écoles de commerce de s’implanter sur des marchés en devenir bien que compliqués comme l’Arabie saoudite, le Kazakhstan, ou encore l’Inde. Sur un marché global et concurrentiel, l’international est devenu incontournable. Les universités doivent rester compétitives en attirant les meilleurs étudiants étrangers sur leur campus principal, mais aussi en s’établissant dans des pays  prometteurs, au Moyen-Orient ou en Asie par exemple. Des pays comme l’Inde s’ouvrent pour la première fois à des institutions étrangères, prenant conscience des avantages des investissements internationaux pour leur économie mais aussi pour faire face à une population croissante d’étudiants pour laquelle ils ne sont pas prêts.

Des Business Schools comme Harvard, Univeristy of Chicago qui viennent d’ouvrir en Chine ou encore l’Edhec a Singapour, HEC au Qatar, Skema ou l’Iese aux États-Unis donnent l’exemple.

Alors, les campus délocalisés deviennent ils l’avenir de l’éducation internationale? Peut-être pas.

Ouvrir des campus délocalisés à l’étranger offre de grandes opportunités, mais présente aussi des défis majeurs. La bureaucratie dans les pays comme l’Inde et l’Arabie saoudite est de taille. Les universités doivent maintenir leur image de marque et assurer la qualité d’un programme à l’étranger. L’ouverture d’un campus à l’étranger comporte des risques, aussi. Michigan State University et d’autres institutions qui ont ouvert des campus à Dubaï pendant le boom économique de l’émirat ont souffert de la crise.

Plusieurs  institutions américaines de haut niveau comme Tuck business school, Yale et l’Université de Pennsylvanie ont déclaré n’avoir  aucun intérêt à exporter leurs programmes à l’étranger. Elles expliquent  la nécessité de maintenir le même niveau de  qualité de leur formation et de leur réputation sur quelque campus que ce soit dans le monde.

Dans un éditorial pour Inside Higher Ed, Philip G. Altbach,  directeur du Centre international pour l’enseignement supérieur au  Boston College sur les questions de la valeur et la viabilité de ces programmes à l’étranger explique que pour lui, les campus délocalisés sont souvent si petit et si spécialisés qu’ils ne peuvent suffisamment aider l’accès à l’éducation et stimuler l’innovation.

Il ne fait aucun doute que l’éducation se mondialise, mais devant les obstacles et difficultés à surmonter la collaboration internationale entre les universités pourrait devenir plus populaire et plus aisée que de faire cavalier seul.

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