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Le Brésil: un acteur de l’enseignement supérieur « à surveiller »

Posté par bocasay bocasayil y a 9 annéespas de commentaire

“Consolidation”, voici le premier  mot qui pourrait décrire le système de l’enseignement supérieur au Brésil. A l’heure actuelle, le Brésil n’est pas un marché mature en matière d’éducation. Les établissements sont nombreux mais petits et de ce fait incapables de faire face à la concurrence internationale. Les concentrations dans ce secteur s’avèrent donc une nécessité afin de rendre le système d’éducation supérieure plus performant.

Au cours des 15 dernières années, le secteur a connu une forte croissance avec une augmentation du nombre d’établissements de 264 %.  Actuellement, le marché se compose de  2 252 institutions publics et privés, dont la moitié dans la région Sud-Est (São Paulo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et le petit État de l’Espírito Santo). Contrairement à la situation des années 1970, 90% des écoles appartiennent aujourd’hui au secteur privé. Ce dernier enregistre 75% de l’ensemble des nouvelles inscriptions.

Cette situation  donne naissance à de  grands groupes capables d’attirer les meilleurs professeurs et d’offrir des campus flambant neufs disposant des dernières technologies.

Plusieurs acquisitions stratégiques de petites écoles ont déjà eu lieu,  avec les ressources financières  provenant des fonds de Private Equity et de la bourse. Entre mars et octobre 2007, quatre grands établissements, dont Anhanguera Educacional avec 54 campus dans trois états du Brésil, sont entrés en bourse en levant 600 millions de dollars, somme consacrée entièrement au développement stratégique.

Aujourd’hui, sur le plan de l’offre  des formations on constate un intérêt marqué pour les Master ou MBA qui s’imposent comme une solution aux yeux de jeunes cadres brésiliens, dans ce pays où pratiquement la moitié des diplômés occupe  un poste sans rapport avec leur formation initiale. Un troisième cycle leur permet de se réorienter plus facilement et de mieux saisir les opportunités du marché.

Environ 9 000 formations de troisième cycle existent, dont 90 % sont proposées par les établissements privés. Chaque année, cette offre se multiplie tout en s’adaptant à la demande. En 2010, les formations en ligne, plus souples et moins coûteuses, séduiront sans doute davantage de Brésiliens. Les cours virtuels ont sûrement quelques côtés controversés, mais ils permettent avant tout d’étudier plus vite, à son propre rythme et sans quitter son emploi pendant une longue période. Aujourd’hui, les formations de type Master ou MBA représentent 40 % de toutes les formations en ligne proposées par les établissements brésiliens. Bref, le pays n’a pas peur d’innover et les nouvelles tendances  sont facilement acceptées.

A ce jour, le Brésil ne s’est pas encore imposé  comme un acteur majeur  sur le marché mondial de l’enseignement supérieur. Malgré l’année de la France au Brésil en 2009, les établissements français n’ont pas encore pris la destination de ce BRIC, moins populaire que la Chine ou  l’Inde. Cependant, on le constate, le système universitaire est  en pleine structuration. Il  y a fort à parier que les grands événements internationaux comme la coupe du Monde de football en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016 vont booster l’économie et la visibilité du pays, en faisant une destination attractive pour les étudiants du monde entier.


Source : NSB Sao Paulo

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