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Adieu, veau, vache, cochon et études au Québec

Posté par Sandra Ammarail y a 3 annéesune commentaire

 Drapeau France_Canada
Ca y est, c’est la fin de l’eldorado québécois pour les étudiants français qui payaient les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois depuis 1978. Dès septembre 2015, les étudiants français qui partiront faire leurs études au Québec devront s’acquitter du tarif imposé aux étudiants venus des autres provinces canadiennes. Ainsi, leur année d’étude leur coûtera 4 600 euros (6 650 $) au lieu de 1 600 euros (2 300 $) comme c’est le cas actuellement ; mais cela reste quoi qu’il arrive en dessous du coût de scolarité d’un étudiant étranger au Québec qui paie entre 12 000$CAD (8600€) et 16 000 $ CAD (11500€) par année.

Le tarif préférentiel qui était accordé aux 12000 étudiants français (contre 1000 étudiants québécois en France) coûtait 120 millions au gouvernement canadien. Et comme le nombre de jeunes français, attirés par des études supérieures de qualité à un prix souvent inférieur à celui qu’ils auraient payé en France et par une qualité de vie essentielle pour cette génération,  a augmenté de  façon exponentielle ces dernières années, le gouvernement ne pouvait plus supporter cette augmentation incessante. Les nouveaux tarifs permettront donc une économie de 21 millions d’euros par année.

Il y a quelques jours, le Premier ministre québécois, Philippe Couillard, a rencontré François Hollande et ils en sont inévitablement venus à échanger sur le triplement des frais de scolarité pour les étudiants français. François Hollande a considéré que l’accord augmentant les droits de scolarité des étudiants français au Québec était « un bon compromis« , compte tenu des « contraintes budgétaires«  du Québec, compromis « qui est de nature à assurer la pérennité de la présence de la jeunesse et des étudiants français au Québec ».

« J’ai trouvé que c’était un bon compromis. Bien sûr que j’aurais préféré que nous en restions à l’accord de 1978, mais je peux comprendre aussi qu’il y ait des contraintes budgétaires », estime François Hollande qui a rappelé que « les étudiants français en 2ème  et 3ème  cycles et ceux qui seront en 1er  cycle pour l’année universitaire 2015-2016 continueront à avoir des conditions très favorables ».

Au Québec, les étudiants français ne sont pas aussi compréhensifs que leur président et sont déçus de cette décision qu’ils considèrent pénalisante. Ils rappellent que les étudiants anglophones des autres provinces viennent profiter de la qualité des études québécoises et de leur coût intéressant ; mais ils repartent vers leurs provinces qu’ils font profiter de leurs connaissances et compétences, alors que beaucoup d’étudiants français restent au Québec et que cet accord était donc gagnant-gagnant.

La ministre des Relations internationales Christine St-Pierre pense que malgré le nouvel accord «  le Québec restera une destination privilégiée pour les jeunes français. »

L’avenir nous le dira.

A NOTER

Cette augmentation concerne uniquement le niveau universitaire. Les étudiants français inscrits dans un programme de formation professionnelle bénéficieront donc toujours de la gratuité scolaire au même titre que les étudiants québécois, en vertu de l’entente signée en 2001 entre le Québec et la France.

 

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1 réponse on “Adieu, veau, vache, cochon et études au Québec

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